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Plus-value mobilière 2022

Mis à jour le 23/07/2025

Temps de lecture estimé à 5 min

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Maison a temps partage
Que doit-on déclarer aux impôts ?

Sommaire.

  1. Quels revenus de cession de valeurs mobilières et de droits sociaux déclarer ?
  2. Plus-values mobilières : les montants imposés
  3. Taxation des plus-values mobilières : le cas des non-résidents

Les valeurs mobilières et les droits sociaux sont des titres financiers : soit des titres de propriété (actions, parts sociales), soit des titres d’emprunt (obligations). Les plus-values réalisées sur ces biens doivent être déclarées.

Tant qu'on en parle
Déclaration des plus-values
Bon à savoir

Important : les plus-values réalisées lors de leur revente sont imposables au barème progressif de l’impôt sur le revenu avec un abattement selon la durée de détention.

Quels revenus de cession de valeurs mobilières et de droits sociaux déclarer ?

Plus-values sur valeurs mobilières imposables

Sont considérées comme des plus-values sur valeurs mobilières ou droits sociaux les cessions portant sur :

Maison a temps partage
  • des valeurs mobilières cotées ;
  • des droits sociaux non cotés de sociétés passibles de l’IS ;
  • des obligations, titres participatifs, effets publics et tous autres titres d’emprunt négociables non cotés ;
  • des droits portant sur ces valeurs ou titres ;
  • des titres représentatifs de ces valeurs ou titres.

Sont imposables dans la catégorie des plus-values des particuliers toutes les plus-values sur valeurs mobilières et droits sociaux :

  • réalisées par des personnes physiques fiscalement domiciliées en France ;
  • dégagées à l’occasion des cessions de valeurs mobilières et assimilées ;
  • et réalisées à titre onéreux.

Les plus-values de cession de valeurs mobilières, droits sociaux et titres assimilés sont assujetties aux prélèvements sociaux dès le premier euro, quel que soit le montant annuel des cessions.

Deux cas particuliers :

  • en cas de cession de titres ayant figuré successivement dans le patrimoine privé et dans le patrimoine professionnel d’un exploitant, il faut calculer deux plus-values ;
  • les opérations de rachat par une société de ses propres titres en vue d’une réduction de capital non motivée par des pertes sont imposables.

Les associés personnes physiques présents dans une société lors d’une cession sont personnellement imposés (déclaration n° 2075) au titre d’une cession à titre onéreux de titres ou droits réalisée par une personne interposée (par exemple une société civile de portefeuille soumise à l’impôt sur le revenu).

À noter

La loi du 28 décembre 2018 n° 2018-1317 de finances pour 2019 a modifié le régime d’imposition des gains occasionnels des particuliers sur les cessions d’actifs numériques (crypto-monnaies, bitcoins, etc.). Depuis le 1er janvier 2019, ces gains sont soumis à un taux forfaitaire égal au taux du prélèvement forfaitaire unique (PFU) qui est de 12,8 % ou 30 % avec les prélèvements sociaux (article 200 C du Code général des impôts). Par ailleurs, pour les gains réalisés depuis 2019, une déclaration contenant des informations sur le prix de vente, les frais de gestion, le montant total des acquisitions ainsi que le montant de la plus-value doit être effectuée (décret n° 2019-656 du 27 juin 2019).

Plus-values sur valeurs mobilières exonérées

Sont notamment exonérées les cessions effectuées dans le cadre :

  • de la gestion des PEA ;
  • de l’épargne salariale ;
  • de jeunes entreprises innovantes ;
  • d’un compte d’épargne à long terme ;
  • d’un club d’investissement ;
  • du groupe familial, sous certaines conditions.

Par ailleurs, la loi Pacte n° 2019-486 du 22 mai 2019 a créé un nouveau dispositif : le contrat de partage des plus-values, par lequel un associé peut prendre l’engagement, en cas de cession de ses titres, de partager une partie de la plus-value de cession (dans la limite de 10 %) avec les salariés adhérents au PEE de la société dont les titres sont cédés (article L. 23-11-1 du Code de commerce). Les sommes partagées viennent en diminution du montant des plus-values de l’actionnaire cédant et ne sont donc pas imposées en son nom.

Plus-values mobilières : les montants imposés

Le gain de cession imposable est égal :

  • À la somme des plus-values dégagées sur les cessions à titre onéreux de valeurs mobilières et de droits sociaux, à savoir la différence entre :
    • le prix effectif de la cession des titres ou des droits, nets de frais et taxes acquittés par le cédant ;
    • et leur prix effectif d’acquisition ou de souscription par le cédant ou, en cas d’acquisition à titre gratuit, leur valeur retenue pour la détermination des droits de mutation. Le prix ou la valeur d’acquisition doit être augmenté des frais d’acquisition (y compris les droits de mutation).
  • Diminuée des pertes sur cessions de titres de même nature réalisées la même année ou au cours des 5 ou 10 années précédentes.
Bon à savoir

Un contribuable ne peut pas imputer, sur ses plus-values de cession de valeurs mobilières réalisées au cours de l’année de la cession, une moins-value de cession de titres non utilisée et reportée subie par son enfant majeur qui n’est plus rattaché à son foyer fiscal lors de l’imputation (CAA Marseille, 22 juillet 2020, n° 18MA04141).

À noter

Les gains issus de plus-values de cession de valeurs mobilières, droits sociaux et titres assimilés sont assujettis aux prélèvements sociaux dès le premier euro, quel que soit le montant annuel des cessions.

Pour les plus-values réalisées depuis 2018

Les plus-values font l’objet d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) comprenant un taux forfaitaire d’imposition de 12,8 % et 17,2 % de prélèvements sociaux, soit un taux global de 30 %.

Lors de la déclaration de revenus, les plus-values sont imposées, sauf option, au taux forfaitaire de 12,8 %. Il est toutefois possible d’opter pour une imposition selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Cette option permet de bénéficier d’un abattement pour les titres acquis avant 2018 dans les mêmes conditions que pour les plus-values réalisées avant 2018.

Pour les plus-values réalisées avant 2018

Les plus-values sont imposables selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Seuls les gains issus des bons de souscription de parts de créateurs d’entreprise et des PEA restent soumis à l’imposition forfaitaire.

Un abattement est toutefois appliqué par année de détention (sauf exceptions) :

  • 50 % entre 2 et 8 ans de détention ;
  • 65 % à partir de 8 ans de détention.

Un abattement à taux majoré est mis en place pour favoriser la création et le développement des PME. Il concerne donc la souscription ou l’acquisition de titres dans les PME créées depuis moins de 10 ans à la date de la souscription ou acquisition. Cet abattement s’élève à :

  • 50 % entre 1 et 4 ans de détention ;
  • 65 % entre 4 et 8 ans de détention ;
  • 85 % après 8 ans de détention.

Taxation des plus-values mobilières : le cas des non-résidents

Les cessions réalisées par des non-résidents sont :

  • exonérées (y compris des prélèvements sociaux additionnels, qui ne concernent que les résidents) si les cessions concernent des participations non substantielles (c’est-à-dire inférieures à 25 %) dans des sociétés soumises à l’IS ;
  • soumises au taux de base de 12,8 % (sans être soumis aux prélèvements sociaux additionnels) si les cessions concernent des actions de sociétés soumises à l’IS dans lesquelles le cédant détient une participation supérieure à 25 %.

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